22/09/2014

Robe is in the air


Au tout début le matin je devais aller faire quelques ronds de jambes au meeting aérien de Toulouse Francazal.
Finalement j'ai fait des ronds de jambes au semi-marathon de Toulouse ( mes bavardages de runneuse c'est maintenant sur ce blog que ça se passe ).
Mais j'avais prévu une robe. Au semi c'était pas pratique.
Tant pis pour la pause alanguie devant les alphajet, je sacrifie mes rêves de midinette à mon envie de chronomètre.
Le spectacle se donne dans le ciel Toulousain de ce dimanche après-midi. Je fais tout de même honneur à ma robe à ailettes pour paparazzer notre - cocorico - très belle patrouille de France !













Robe -Valantoine - en gabardine de coton. Modèle inspiré de l'histoire de l'aviation militaire : Matière, jeu de surpiqûres, rigueur et lignes appuyées. 
( Je joue si je veux ;)
- Ceinture ancienne collection Cyrillus, lunettes Chanel, chaussures Minelli -

08/09/2014

Mariage. Aérien comme un Delerm.

"Il y a des jours où l'on cueille le jour au moment flottant des possibles" 




Ma jolie mariée de juillet photographiée par Fabien Courmont "Les bons moments".
Crêpe de soie et dentelle italienne Sonitis (11 rue de Mulhouse Paris II )

























02/09/2014

Oh ma'moiselle !

Voilà c'est la rentrée.
On ne sait plus d'où de quoi comment. Les rythmes sont déférents selon les âges, les villes.
Moi je suis rentrée mi août c'était plus simple. J'attends que les événements me percutent.
Après je fais des projets j'imagine des buts, je formule des envies et le grain de sable vient toujours dévier la route.
Je récupère le nectar, je bazarde le reste. Voilà. Je vis quoi.
Voilà c'est la rentrée .
Comme je ne sais pas quel temps il fera sur mon agenda annuel j'ai décidé de me créer un petit modèle à glisser sous le coude dès maintenant.
Il deviendra ce qu'il aura le temps de devenir.
Le prototype devait être du type à ne pas servir mais il est finalement du genre à me plaire alors je garde.
Gabrielle. (Oh Gabrielle me dit Johnny)
Assortie donc à cette veste Ah que clouclou.









- Gazar de soie, Soie et Lurex ( JP Gaultier ) Perles d'Onyx vintage.

12/08/2014

Wilderness - Une pépite sur ma route -

Il y a de ces lectures en grâce qu'on ne voudrait jamais finir.
Il y a sur nos chemins littéraires des personnages que l'on voudrait palper, serrer, pleurer, rire et embrasser.
Wilderness de Lance Weller est un petit caillou blanc. On le ramasse. Lisse et chaud on le fait jouer au creux de la main et sans savoir vraiment pourquoi, il dégage une chaleur quasi mystique qui nous pose autant de baume à l'âme qu'un chapelet de prières.
Wilderness est une route. Un voyage semé d'embûches et de personnages. Tout y est sombre et grandiose. La majesté des paysages et des âmes pansent des blessures immondes trempées de sang et de larmes.
Abel Truman a traversé le pire. Il a bu la peine jusqu'à la lie. Il a tutoyé la mort, fermé les yeux sur l'ineffable, pénétré des océans de doute. Soldat sudiste lors de la guerre de Sécession, il traverse la grande bataille des Wilderness. Mémoire mi vie- mi plaie d'un déchaînement de violence insupportable il se fera ermite, âme traumatisée par l'homme, recroquevillée pendant 30 ans sur le seuil d'un cabanon tourné vers le Pacifique et sa douce absence d'âme qui vive.
Il parle à son chien. Chose perdue flairant la peine. Arrivée aux pieds du vieux par hasard. Deux solitudes qui fusionnent.
Abel voudrait partir définitivement. Mais ni le chien ni l'océan ne veulent se charger de sa dépouille décharnée. Qu'à cela ne tienne. Abel marchera jusqu'à ce que mort s'en suive.
Il n'a pour seul bagage que ses souvenirs. Une vieille pétoire et son fidèle canin que des vilains à l'affût lui déroberont bientôt.
Il porte en lui une litanie de morts, de blessures de fêlures de fautes de faiblesses, de tout petits bonheurs et de grandes détresses. Il ne juge jamais. Constate, guérit, tend une main ou prend à son tour. Repart.
Abel est une figure paternelle. Il est grizzly ou roitelet. Sa vie est une longue veillée de prières. Paix et silence  en ciel étoilé, psalmodie d'événements terrifiants, d'invocations, de pleurs et de chants. 
Hommes et destins se mêlent comme autant de Saints égrainés.  
On ferme Wilderness apaisé et débordant de foi en l'Homme.
L'Amour tient dans la main rugueuse et torturée de tous les Abel de la terre.

Wilderness 
Editions Gallmeister
Premier roman (!!!) de Lance Weller ( Traduit de l'Américain par François Happe )

24/07/2014

L'honneur de vous faire-part #6

Vite en passant, embrasser bébé Hermione, dire encore merci à sa maman et encore bravo à Pompons et Carillons graphic designer.
Bonnes vacances !
 - Suite -

02/07/2014

Cortège de petits enfants bonheur


Accompagné d'une salve de mercis pour ce couple de jeunes mariés aussi pétillant que la couleur des robes de leur cortège de mariage !
























Merci à vous pour vos messages plein d'amitié !
Que l'été vous soit revigorant !

25/06/2014

L'histoire du petit buste mannequin

Je n'ai pas de prétention. Surtout pas celle de créer quoi que ce soit.
Vous savez pourquoi je dessine des petits mannequins ?
Non?
Ben j'vais vous l'dire.
Il était une fois il y a 20 ans à ESMOD. Une élève pleine de complexes pour son coup de crayon, parce que tu vois, les étudiants Japonais, très nombreux, avaient un swag du promarker à te filer des boutons.
Seulement voilà, ils faisaient tous la même silhouette. De grandes jambes avec des mains comme des plateaux, des bras élastiques et des corps filiformes. Et les yeux, immenses. Pas de bouche. Juste des yeux et des cils façon parasol.
Mes petits bonshommes avec leurs bouches de traviole faisaient pâle figure. J'avais une maîtrise Es dessin technique fort heureusement avec une expérience acquise en stage chez Monop' à référencer des milliers de portants du temps - séquence nostalgie - où le travail de référencement à coup de crayon des stagiaires coûtait une blinde moins cher que le catalogue photos.
Alors voilà. Un jour où je bloquais plus que les autres sur mes petits bonshommes, j'ai fini par remplacer mes ingrats personnages par des petits mannequins Lavigne. Le prof dirait bien ce qu'il voudrait.
Contre toute attente, ce fut l'un de mes dossier les mieux notés !
Le petit mannequin devint ma marque de fabrique. Un truc de paresseuse.
J'en accompagnais parfois mes cadeaux de naissances, mais ils sortirent du bois à la création de ce blog. L'immuable bannière en est la signature.
Les premières commandes m'ont tétanisée. Je ne prétends pas et n'ai jamais prétendu être une dessinatrice digne d'intérêt. Mais le fait est que mes mannequins ont plu. La blogosphère en fleurit depuis maintenant plusieurs mois, c'est aussi grâce à Anne-Laure "De mes dix doigts" qui m'a fait l'honneur la toute première de me demander l'autorisation de les numériser pour en proposer des broderies.
Que je sois rémunérée ou pas pour cela ne regarde personne. Je dois le dire parce que j'entends parfois des petites choses désagréables à ce sujet. Je respecte infiniment les gens qui demandent des permissions, qui nomment leurs sources et qui leurs rendent ainsi hommage, c'est la plus jolie des gratifications. La sphère créative ne fonctionne que si chacun est respectueux de ce que leur offre autrui. "La routourne" tournera et tant mieux.
J'ai vu des copies à l'acrylique des dessins qui illustrent le site des cortèges de Garance dans une très belle vente. C'est pitoyable de médiocrité, mais c'est le jeu.
Je suis extrêmement et sincèrement flattée quand ce petit mannequin voyage et qu'il en vienne à orner des articles de puériculture ou donner des idées de nouvelles panoplies.
En revanche, et je craignais que cela arrive, je ne tolère pas entendre par des bruits de couloirs qui s'immiscent de bouches à oreilles, de blogs à messages FB et de claviers à ventes privées que je n'ai plus d'inspiration et que par trop de laxisme je me suis fait piquer ma signature.
Oui le petit mannequin est à tout le monde, non je ne prétends pas en être un Cerbère surveillant d'un oeil torve le petit enfer que peut devenir parfois cet huis clos de créatrices qui s'observent, mais je refuse de me laisser endormir par des lyres qui joueraient une partition hypocrite. 
Il se trouve en revanche, que cette année, à voir fleurir des mannequins joliment peint à la gouaches et proposés sur mesure avec un petit objet personnalisé au pied, j'ai ressenti une certaine lassitude.
Il était en mon devoir de rassurer la créatrice de ces petits tableaux. Elle m'a d'ailleurs contactée et nos échanges furent sincères. Attaquée régulièrement et à juste titre par des contacts communs et pointée du doigt pour son manque d'originalité, je lui ai proposé de signaler discrètement sur son catalogue en ligne qu'elle s' inspirait de mes aquarelles. Ce serait un juste retour des choses. Je ne sais pas si elle le fait, je pense qu'elle n'a rien à cacher et si j'en parle ouvertement c'est que nous sommes en contact de loin en loin.
Mais les langues sont venimeuses - Pas celles qui dénoncent la copie, elles sont logiques - Et j'en prends aussi pour mon grade. "Trop laxiste". Trop permissive.
Soit.
Alors j'ai délaissé mes pinceaux. Plus envie. Les commandes en cours, non urgentes bien sûr sont restées en plan.
J'ai ressorti pourtant mes palettes il y a peu, en me secouant. Il faut dire que j'ai tant eu à faire cette année ! Pas d'histoire de vêtements. Du contact, de l'humain. De ces choses qui font une vie vraie et qu'il est bon parfois de retrouver.
Je n'ai pas dit mon dernier mot. La route est longue même si elle est tortueuse…Et je n'en trace pas seule les contours.
Merci infiniment à celles qui ont compris…et celles qui restent fidèles.