Wolfe. Redoutable épingleur socioculturel Américain.
Son art atteint des sommets avec "Le bûcher des vanités" dans lequel il Karchérise la sphère financière sur fond de scandale black/Yuppies.
Avec "Moi, Charlotte Simmons", Wolfe met en pièces toutes idées reçues sur les irréprochables Campus Universitaires Américains de type Harvard ou Yale.
Charlotte est une jeune collégienne brillante. Prude, naïve à l'excès, camouflant son charme et ses longues jambes sous une armure de valeurs et de principes.
D'origine très modeste, elle débarque grâce à une bourse dans la meilleure Université du pays.
Sa première rencontre avec sa binôme de chambrée, une blonde péroxydée à la CJ Parker, pleine aux as, marque le tempo.
Le Roman, épais comme un CBO de chez Mac'do foisonne d'hyperréalisme et de dialogues de "Patois Fuck".
On y croise des Bimbos ultra horny perchées sur des douze pouces,
des Hulk Hogan gonflés aux stéroïdes, une myriade de cheerleaders dans le sillage, mais aussi quelques paumés, vierges effarouchées absolument pas lookées, gouines hystériques féministes jusqu'au bout des ongles rongés, ou NERD, jean feu de plancher, chaussettes blanches et lunettes rescotchées, l'opposé diamétral du capitaine de l'équipe de Handball.
Charlotte, pleine d'illusions et de rêves d'intellectualisme est immédiatement confrontée aux moeurs plus que dépravés de ce troupeau obscène.
Sa candeur s'étiolera bientôt face à l'irrésistible attrait des bogosses du Campus.
Fuir. Abandonner. Ou intelligemment s'imposer.
A vous de lire.
Et hormis une indigestion de fuck, nick et autres vocables trash, cette satire très cinglante du monde estudiantin made in US risque fort de vous en boucher un coin.
Tom Wolfe. "Moi, Charlotte Simmons"